02.10.2009
Quentin
Quentin si tu voyais ça!
Une chaleur qui fait dire Pfff! Des paysages qui font dire Wouaw! Des animaux qui font dire Oh! Des odeurs qui font dire Tcha!
Mais dans ce mélange de sens Régne une ambiance heureuse Je croise le visag d'hommes Et de femmes au sourire édenté Au regard chargé de fatigue Au corps usé par le travail Mais tellement heureux lorsque Je leur rend leur salut D'un geste de sympathie Ou d'une parole de mon maigre vocabulaire
Quentin si tu voyais ça Durant l'hivernage ces villageois ne s'accordent aucun repos Hommes, femmes et enfants Travaillent au champs Ils sont courbés sous un soleil assomant Les hommes manient la charrue avec puissance, Tirée par des ânes exténués Les femmes aux seins nus portent les nourrissons attachés au dos Quant aux enfants ils s'accordent des pauses à l'ombre des arbres Et s'amusent avec leur daba Seul le salut des femmes élancées revenant du marché, La tête surchargée de sac de céréales Interrompt un court instant Le travail éreintant On se soucis de la santé des siens Puis espère que la pluie ne se fera pas trop attendre
Quentin si tu voyais ça Les jours de marché C'est le rendez-vous incontournable de tous Chacun y retrouve ses amis Les femmes derrière leur étale Y vendent arachides ou attiéké-benga Elles commentent l'arrivée d'une jeune go Ou critiquent le nouveau pagne d'une voisine Les hommes se rassemblent assis sur des troncs d'arbres Ils discutent de choses et d'autres En tentant d'oublier leurs soucis A l'aide d'une Flag sans fraîcheur Ou de dolo mal proportionné Les enfants courent dans les allées Essayant de se faire trébucher Certain plus sage aident leur mère En veillant à ce que la braise soit toujours présente Sous les immenses marmites Se retrouvant alors plongés dans une fumée blanche Empestant l'odeur du poisson
Quentin si tu voyais comment En quelques minutes le soleil disparait Pour laisser place à la nuit Les étoiles envahissent ce large ciel Laissant libre-court chaque soir Aux nombreuses étoiles filantes Pas un souffle d'air ne se fait sentir Quand l'obscurité à tout envahie Chaque son alors est isolé : Un homme sur un vélo déglingué Avance cahin-caha avec un phare au faisceau quasi néant Le cri stridant et si énervant des pintades insomniaques Les souris cachées dans la gazinière qui peuvent enfin discuter tranquillement Les pas trébuchants d'un villageois Rentrant du marché après plusieurs calbasses de Dolo Les margouillats qui courent sur les tôles encore tièdes Au loin un enfant pleure Et soudain les éclairs illuminent le ciel Le vent se lève La poussière tourbillonne Il est alors temps pour moi de rentrer dormir à l'abri
Et tu sais Quentin Comment oublier de tels instants de vie? De tels sourires chaleureux? Comment ne pas respecter leurs valeurs Et leur mode de vie incluant Maladie, pauvreté, vieillesse et travail manuel Comment ignorer la beauté de ces lieux sauvages? Une terre aride qui attend la pluie Des baobabs centenaires qui dégagent force et sagesse Des insectes à l'allure surprenante Des oiseaux aux belles couleurs vives Et des animaux pour le moins surprenants
Comment vous expliquer ce que j'ai vécu à mon retour? Films, photos, récits ne suffiront pas Pour imaginer, comprendre, juger il faut venir _Oui facile à dire Sous une chaleur arassante Ou sous une pluie diluvienne Sous un soleil éblouissant Ou dans la pénombre africaine Au fin fond de la brousse Au bout du monde, ici, On se sent bien
13:03 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Expressions
Expressions pas toujours faciles à comprendre :, je vous laisse deviner l'équivalent en francais
'Je suis partie trouver qu'il était pas chez lui'
'Je vais trouver l'heure'
J'adore pas ça baucoup
Prendre le tournage
Conscienciliser
L'insecte est mouré
Cet homme est un long
C'est pas arrivé
Que d'enlever?
Quelqu'un peut me torcher ?
Personne ne peut pas le porter
Faire sortir le linge
Gagner des bananes
Partir laisser quelqu'un
J'ai fréquenté avec ce garcon l'année dernière
Il faut etre intentionnant
PHOTE D'ORTAUGRAF COURENTE :
Bon a petit
Manicure
Péducure
Sortie d'angeins
salade de ségier
Restaurent
Thé à la mente
Route baré
Essance Tottale
12:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Merci
Merci à tout ceux qui ont suivi mon parcours au Burkina à travers ce blog. Les phrases n'ont pas tujours été claires et les fautes d'orhographes assez présentes. Tout cela dépend souvent de la rapidité du debit, du clavier ( j'en ai vu qui ne prennait pas la lettre R, ou encore un qui avait toutes les lettres effacées!), sans compter sur les coupures d'électricité qui peuvnet venir a tout moment, aussi bien en ville qu'en campagne et qui peut aller de la micro coupure à la coupure de plusieurs heures. Le résultat est toujours le même, il faut tout reprendre, en espérant qu'une deuxième coupure ne va pas venir. Ca m'est arrivé jusqu'à 3 fois de suite et là mieux éviter qu'un rasta man vienne me proposer de 'regarder pour le plaisir des yeux' ses coliers!!!
Bref, bcp de temps passé dans des cybers qui m'a égalment prmis de rencontrer des artistes, des illétrés, des profs, tous avec la même envie de voir comment c'est de l'autre côté.
J'ai aussi croisé un tas de personnes dans les rues, sur les marchés, dans les transports, les maquis...des rencontres qui peuvent durer le temps d'une conversation ou qui peuvent se prolonger autour d'un verre. J'ai vu des gens pauvres et heureux, des gens riches et aigris, des grandes gueules, des bosseurs, des fegnants, des menteurs, des racistes, des malades, des écolos, des sages, des religieux, des ennuyeux, des drôles, des immigrés, des réveurs...
Certains me resteront en mémoires, d'autres pas du tout
12:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


